Monsieur le Premier ministre...
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Le Très Honorable Stephen Harper

Cabinet du Premier ministre

80, rue Wellington

Ottawa (Ontario) K1A 0A2

 

«Notre pays est tellement vaste qu'on n'arrive pas à le maîtriser, à l'habiter, à l'intégrer dans notre littérature.»
Mélanie Vincelette

 

Monsieur le Premier ministre,

 

Permettez-moi de vous suggérer la lecture d’un roman savoureux que je joins à cette lettre : Polynie, d’une jeune écrivaine québécoise, Mélanie Vincelette.

 

Avant même d’entrer dans le livre, j’avais appris un nouveau mot (dont je ne connais même pas le genre - masculin ou féminin ?) : polynie. Je trouve la définition suivante, en moins d’une seconde sur Wikipédia : «Une polynie est une zone qui se maintient libre de glace ou couverte d'une couche de glace très mince située au milieu de la banquise. Les polynies jouent un rôle important dans l'écologie de l'océan Arctique. Elles offrent une zone d'eau libre aux mammifères marins, aux manchots, et aux ours polaires qui ne migrent pas durant l'hiver. La richesse en plancton – pouvant se développer dès que le soleil apparaît –, apportée par les polynies, amorce la chaîne alimentaire, qui permet à la faune Arctique et Antarctique de se développer.»

 

melanievincelette_polynie.jpgVoilà un livre qui parle d’espérance, de fraternité. Cette image de zone d’oxygène et de vie qui passe comme un souffle est la plus sensible et la plus juste; un rayon de soleil qui passe à travers l’épaisseur de la glace éternelle (sic). C’est si puissant la vie... Le Grand Nord tient un rôle de premier plan dans ce roman et je remercie l’auteur de nous enseigner tant de choses à propos des Inuits et de l’organisation de la vie des travailleurs de l’Arctique.

 

En tant que directrice d’un festival littéraire qui accueille, à chaque été depuis 2003, une quarantaine d’écrivains dans un petit village des Cantons-de-l’Est (Eastman, 1400 hab.), j’aurai le plaisir de mettre en valeur le travail de cette écrivaine et de la présenter au public, le 5 août prochain.

 

Nous sommes fiers de pouvoir compter sur l’aide du Conseil des arts du Canada pour la réalisation de cet événement incontournable qui accueille plus de 3 000 personnes.  Et nous comptons sur votre gouvernement pour, à tout le moins, maintenir les budgets du Conseil des arts du Canada, sinon les élever à la hauteur des attentes de ce secteur d’activités, tout en considérant que la culture et la littérature sont essentielles au développement de toute société.

 

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Premier ministre, l’assurance de mes sentiments les plus respectueux.

 

La directrice générale et artistique,

Line Richer